#IlsParlentdeNous – Interview avec Karim Bouamrane, maire de Saint-Ouen-sur-Seine

Au sommaire de cet article :

La ville-nature de demain

Suite à l’installation d’un poulailler au coeur de Saint-Ouen-sur-Seine, Karim BOUAMRANE, maire de la ville, nous partage son avis sur le projet.

Dans cette vidéo :

  • Présentation de l’interviewé
  • Pourquoi avoir installé un poulailler au coeur de Saint-Ouen-sur-Seine
  • En quoi la reconnexion au vivant à l’échelle d’une ville est-elle nécessaire selon vous ?
  • Une anecdote à nous partager concernant les projets biodiversité de Saint-Ouen-sur-Seine ?

 

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L'interview :

Xavier Pisson : « Bonjour à tous. Je suis ravi d’être aujourd’hui avec Karim Bouamrane, maire de Saint-Ouen-sur-Seine. Karim, merci de nous recevoir. Nous sommes ici pour parler de la place de la nature en ville, un sujet qui nous tient à cœur chez Naturarium, mais qui est aussi au centre de votre action municipale. »

Karim Bouamrane : « Bonjour Xavier. C’est un plaisir. Saint-Ouen est une ville en pleine mutation, et la question du vivant est effectivement le fil rouge de notre projet urbain. »

Xavier Pisson : « On voit beaucoup de changements à Saint-Ouen. Quelle est votre vision pour concilier l’urbanisme dense d’une ville de la première couronne et le besoin de fraîcheur et de verdure des habitants ? »

Karim Bouamrane : « Ma vision est simple : il ne peut y avoir de justice sociale sans justice environnementale. Longtemps, la nature a été un luxe réservé à certains quartiers. À Saint-Ouen, nous voulons casser cette logique. Il s’agit de transformer le minéral en végétal partout où c’est possible. Ce n’est pas juste « faire joli », c’est une question de santé publique et de bien-être au quotidien. »

Xavier Pisson : « Chez Naturarium, nous travaillons sur la réintroduction de la biodiversité. Comment cela se traduit-il concrètement dans vos projets, comme le Grand Parc ou les nouvelles constructions ? »

Karim Bouamrane : « Cela passe par plusieurs leviers : la sanctuarisation des espaces verts pour protéger et agrandir nos poumons verts, la végétalisation des écoles avec la transformation des cours de récréation en « cours oasis », et enfin l’exigence envers les bâtisseurs. On ne construit plus comme avant. On impose des normes de pleine terre et de végétalisation des façades et des toitures. »

Xavier Pisson : « C’est intéressant, car nous remarquons que les citoyens sont de plus en plus demandeurs d’un contact direct avec la terre, même en milieu urbain très dense. »

Karim Bouamrane : « Absolument. Il faut que les acteurs publics et privés travaillent main dans la main. Des entreprises comme la vôtre apportent l’expertise technique pour que le végétal ne soit pas qu’un décor, mais un écosystème qui perdure. »

Xavier Pisson : « Merci beaucoup Karim pour cet échange et pour votre engagement. »

Karim Bouamrane : « Merci à vous, et continuez à faire pousser la nature en ville ! »